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Présidentielle 2010 : ENTRE RÉPUBLICAIN CONSERVATEUR ET SOCIAL-DÉMOCRATIE LIBÉRALE ( PAR TITI Faye)

2010/10/18

On s’est beaucoup ému des péripéties des élections présidentielles en Guinée. Malheureusement, les passions ont empêché les uns et les autres d’en apprécier les acquis. Peut-être, parce qu’on ne veut plus apprendre ou que l’on croit que l’apprentissage se limite à l’acquisition de diplômes, la gestion d’une compagnie ou d’un département ministériel ou d’une primature …

La pire des attitudes actuelles est l’attitude belliqueuse des uns et des autres en prévision des résultats du second tour des élections présidentielles guinéennes. Pourtant, dans la sphère politique, l’une des premières choses à apprendre et à accepter c’est le changement permanent. En l’occurrence, les revirements de dernières heures, voire de dernières minutes. De peur du lendemain des élections, on reporte, on reporte, on reporte la date. Pourtant, ce ne serait l’hallali pour personne. La Démocratie exige l’alternance. Il suffit de respecter la volonté populaire, d’où et de quelques manières elle s’exprime.

C’est pourquoi, le verset numéro un du bréviaire de la Démocratie dit : « Tais-toi quand le peuple s’exprime et respecte ses choix. Malgré toi, « tu es la partie et le contenu du peuple ». Alors respecte-le. »
Nonobstant la « guerre » des tranchées, il y a lieu de se réjouir si on occulte les positions partisanes pour lire entre les lignes. Sur les dernières marches conduisant à la direction de l’Exécutif, qu’avons-nous sur le terrain ?
Des alliances ! Et voilà le travail. Il se fait.
Nous n’avons plus vraiment sur la feuille de route deux noms que sont Alpha Condé du Rpg et Cellou Dalein Diallo de l’Ufdg. Ils se diluent, désormais, dans des alliances à composantes diversifiées. Respectivement, l’Alliance « arc-en-ciel » et l’alliance ou «Alliance Cellou Dalein président. »
Au sein de ces alliances, à égal et légitime objectifs, des dizaines de formations politiques, hier individualisées. Elles regroupent des leadeurs politiques, hier candidats à la présidence de la République et des personnalités guinéennes controversées ou non de la vie nationale guinéenne. Ainsi, se côtoient et travaillent, ensemble, des hommes qui, dans un passé très récents, étaient considérés être aux antipodes des uns et des autres.
Le verset numéro 2 du bréviaire de la Démocratie dit : « Tu ne diviseras point ton peuple. La majorité doit être une majorité à plusieurs variables. C’est sa richesse et sa force. La variable unique est une constante qui s’annule à la longue. Croyant démocrate le zéro unique et isolé ne te profitera jamais. »
La théorie d’exclusion du Guinéen de l’extérieur par rapport au Guinéen de l’intérieur autant que la dénonciation du fonctionnaire guinéen corrompu, sont relégués au dernier plan. Une avancée, à la fois, rassurante et inquiétante.
L’inquiétude : N’y aurait-il aucune idéologie qui sert d’orientation aux agissements partisans qui, un moment, ont mis en facteur exponentielle élevé l’ethnie et la région ? Les discours politiques qui s’adressent aux populations expriment, en résumé, le désir des leadeurs politiques de sortir la Guinée de ses cinquante années de récession économique et de l’exacerbation des crises sociales engendrées au cours des dernières décennies.
Mais comment vont-ils faire pour réussir ? Il va falloir les aider à se définir des labels qui orientent en souhaitant que les idéologies qui en découlent remplacent les tendances d’exclusion sociale à travers les ethnies.
La Guinée est à un point de non retour. Elle doit conclure sa transition démocratique. Les populations devront faire le choix entre deux tendances. Aucune d’elles n’a germé ex nihilo. Chacune est formée suivant une idéologie et des principes dirigeants qui la distinguent de l’autre. Une lecture entre les lignes des discours et surtout l’analyse des hommes, de leurs compétences socioprofessionnelles, de leurs déclarations éparses, au cours des interviews, ainsi que de leurs partenariats occultes ou non, permettent de faire des nominations distinctives de principe.

Alliance républicaine conservatrice : Le changement républicain dans la continuité

Ici, on ne s’oppose pas à la continuité de la République malgré ses bilans désastreux. C’est la tendance formée autour de Cellou Dalein Diallo. Visiblement une tendance corrective si l’on considère que le candidat a servi plus de dix ans dans une administration responsable de la situation déplorable de l’économie guinéenne. Et lui-même, et son principal partenaire, Sidya Touré, ont été successivement Premiers ministres sous le Général Lansana Conté. Que pourront-ils apporter de nouveau à la Guinée ?

Ils peuvent faire des corrections salvatrices sur les gestions antérieures à travers un nouveau projet de société axé sur la bonne gouvernance. Ainsi, l’alliance autour de l’Ufdg lui confère, désormais, la tendance du changement dans la continuité. Examen. Deux anciens Premiers ministres du régime précédent qui gèrent ensemble augurent d’une recherche de rédemption. Elle vise des exercices non accomplis, quand, aux affaires publiques, ils avaient les mains liées. Attitude louable tant qu’elle reste foncièrement nationaliste et axée sur l’intérêt des populations.

Les changements porteront notablement sur une économie apurée, au sens technique du terme, qui serait capable de soutenir la comparaison. Un tel choix s’impose aux hommes en question en fonction de leur domaine de compétences. Les lettres de mission par lesquelles ils ont exercé leurs fonctions respectives et acquis leurs expériences de gestion, les y cantonnent. Ils sont politiciens et hommes d’affaires. Leurs formations académiques respectives sont reliées à l’économie, aux finances et au commerce. Tandis que leurs vies politiques dépendent fortement des milieux d’affaires en Guinée et ailleurs.

Enfin, ils doivent montrer que sans entrave, ils peuvent mieux faire pour l’économie nationale du pays. Avec Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré ainsi que la plupart de leurs alliés, se dessine une Alliance républicaine conservatrice qui ne peut renier le passé. Leurs acquis comme leaders et gestionnaires, en dépendent fortement. Au pouvoir ou dans l’opposition ils prôneraient, malgré tout, des principes républicains du « moindre État » qui impliquent et privilégient le développement de l’investissement et du secteur privé, la recherche de la maitrise des équilibres budgétaires et macroéconomiques. De facto et de jure un libéralisme qui, au social, promeut l’individu par rapport à la collectivité … La gestion économétrique adjacente serait très souvent en butte avec les considérations sociales et socioprofessionnelles. L’ouverture aux crises sociales ? Pourtant, cette gestion déboucherait sur un abondant marché de travail mais fondé, uniquement, sur la compétence technique…

L’Alliance social–démocrate libérale : Le changement radical


Le leader du Rpg, représente en soi la tendance du changement radical qui vise à balayer sur son passage tout ce qui a nuit au pays. C’est une nouveauté qui suscite l’angoisse de l’inconnu mais aussi le rejet d’une éventuelle nouvelle Révolution populaire. Un sentiment, aujourd’hui, grandement ramolli par la composition de l’alliance formée autour de lui. En effet, l’on reproche à Alpha Condé de n’avoir jamais géré une parcelle de responsabilité en Guinée.
Outre qu’il a su gérer pendant près de 20 ans un parti politique, une pléiade d’anciens hauts fonctionnaires des gouvernements successifs et de l’État guinéens se sont associés à sa course pour la présidence de la République.

Avec ces anciens ministres et anciens Premiers ministres du Général Lansana Conté, la crainte du nubile des dossiers administratifs guinéens s’efface. Mais à cause d’eux, également, on s’interroge sur l’intégrité des capacités du Pr. Alpha Condé à imposer, après les élections, un véritable changement radical.

L’Alliance Arc-en-ciel porte en elle les idéaux et principes de la social-démocratie libérale. Cela serait dû au parcours du leadeur, le professeur Alpha Condé, dans un militantisme socialiste en son temps. Il n’y a, cependant, pas lieu de s’en effrayer. Les facteurs de l’avancée communiste du socialisme sont, économiquement, détruites. Il reste la social-démocratie libérale qui adopte et intègre les lois et règles du libéralisme économique. En somme son mode de production.

Formé en Droits, le professeur Alpha Condé peut subir l’emprise d’une social-démocratie libérale reposant au prime abord sur la justice sociale, et la promotion des droits de l’homme intégré aux droits de la société. L’objectif est de consolider une économie de type libéral et capitaliste qui soutiendrait le social. Il va sans dire que les hommes politiques qui l’entourent dans cette alliance ont fait le choix de suivre cette voie pour diverses raisons. L’une d’elles est qu’ils ont tous connu la pratique d’un régime collectiviste. Bien que cette dernière ait pris tour à tour des accents socialistes unitariste et paradoxalement capitalistiques, dans une perspective de mobilisation populaire autour d’idéaux communautariste aux intonations culturelles traditionnelles. Complexe. Là aussi, on peut corriger.

Ainsi donc, La social-démocratie libérale en gestation mettrait l’accent sur la réorganisation du système de l’éducation, de la santé pour une santé pour tous, de la promotion des femmes et des jeunes pour le développement de la masse critique des travailleurs dans l’égalité sociale, de la culture, de l’habitat, comme priorités d’une rectification économique. La mise en avant du développement agricole visant l’autosuffisance alimentaire dans ce processus contient en soi-même une stratégie de développement économique social dans un pays où 90% de la population vivent du secteur agricole.
En résumé, il en découle une volonté de défendre les droits individuels autant que sont respectés ceux des communautés, ceux des populations, ceux des corpus socioprofessionnels agricoles autant que des syndicats de ville, de la société civile, globalement prises en compte.

Pourtant dans la gestion de l’économie nationale cette social-démocratie libérale est obligée de faire avec les principes du développement du secteur privé alors que les Conservateurs républicains devront tenir compte de l’économie du social. À ces niveaux, qu’elles le veuillent ou pas, les visions et pratiques des deux alliances se rejoindront.

Les scénarios de la praxis politicienne guinéenne

Ces thèses et antithèses idéologiques sont celles souhaitées dans le débat démocratique de la transition guinéenne. Elles seraient reliées à l’un ou l’autre des gouvernements issus des élections présidentielles. Dans ce contexte il y a tout de même, sous couvert et en présence, l’exécution des fameux scénarios-modules ethno-régionalistes. Il est difficile de les ignorer. On y revient, sachant que les électeurs n’ont, en réalité, consommé aucun programme politique. Ici, ce n’est qu’un rappel pour cerner le processus dans sa totalité.

Le module d’une victoire à partir des 43% de Cellou Dalein Diallo, issus majoritairement d’une région géopolitique du pays, donnerait une grande leçon à apprendre. La leçon qui enseigne la manière de faire respecter une consigne de vote avec une rigoureuse discipline communautaire. Si, et seulement si, les menaces et intimidations sont exclues. Une telle approche politique est axée sur l’information ou la désinformation pertinente qui a le pouvoir de rallier au soutien d’une cause réelle ou non. Cette dernière, en définitive, devient « la cause » qui absorbe les autres causes mal définies et en mal d’organisation.

Le module qui peut annihiler les 43 % de Cellou Dalein Diallo au second tour, c’est théoriquement la réunion de trois des quatre régions géopolitiques à travers l’alliance des partis politiques. En vérité ce serait, politiquement salvateur pour le pays dans la mesure où il est certain qu’il va réduire l’ethnostratégie politique à sa plus petite expression.
Le dernier module du « on reste, faute de mieux » est la sensation diffuse ressentie chaque fois que le Général Sékouba Konaté démet ou nomme au sein de l’administration nationale. On a l’impression qu’il croit en une transition illimitée au cours de laquelle il récompense et punit au gré de sa volonté ou place des pions sur le futur échiquier politico-administratif.
Pour être le héro prétendu, le président de la transition ne doit pas oublier qu’il exécute une lettre de mission, peut-être non écrite et officiellement publiée dans le journal officiel de la République, mais suivie et évaluée. L’éviction de Dadis est un hadith, un mode d’emploi, qui sanctionne les velléités de confiscation du pouvoir dans ce monde de plus en plus global.
Il provient du verset numéro trois du bréviaire de la Démocratie qui impose : « Tu ne t’imposeras point à ton peuple par des voies malséantes et ténébreuses. Ta force ne se consolidera que par la légalité partagée et acceptée par tous. Tu n’usurperas point la position du Messager. Assures-toi d’être le choix du peuple.»

Le troisième président élu de la République de Guinée doit accepter l’impérialisme de la bonne gouvernance que le bréviaire de la Démocratie enseigne en tout temps et en tout lieu.

Pour la sauvegarde de l’histoire, paraphrasons sans crainte le premier président élu de la république de Guinée, le tyran ou le responsable suprême de la Révolution (l’épithète importe peu. Il fut.), pour dire que «chacun peut faire un peu pour son peuple qui est la chaine dont l’homme n’est qu’un maillon. » Que cela soit écrit et accompli.
O. Tity Faye – www.chronafric.com

 
Contribution : La démocratie piégée!( Mouctar Diaby)

2010/10/5

La démocratie piégée!

Tous les Guinéens peuvent convenir que l’enthousiasme qui avait accompagné les élections du premier tour s’est évanoui tant les combines ont fini par jeter du discrédit sur la manière dont le processus électoral est conduit.

Aujourd’hui plus que jamais, notre démocratie naissante traverse une phase critique de son évolution et il est important pour tout le monde que les pendules soient mises à l’heure. Notre aspiration démocratique n’a pas changé entre les deux tours et nous attendons de la part des autorités de la transition un comportement démocratique et non des combines dans lesquelles tout le peuple Guinéen est perdant.

Personnellement, je refuse de croire que les institutions sont bloquées par les agissements des partis politiques et que les Guinéens sont incapables d’organiser le second tour. Tout observateur averti verrait clairement que les autorités de la transition entretiennent une désorganisation latente des institutions pour nourrir des desseins qui ne tarderont pas à se savoir. Le dysfonctionnement de la Ceni, avec une dualité à sa tête, peut être réglé en un temps record si le président intérimaire désigne une personne neutre et informe les deux candidats de sa décision.

Auparavant, il peut envoyer aux partis une liste restreinte de personnes neutres dont la probité est reconnue et les informer qu’il choisira dans cette liste. Une fois que les personnes de la liste seront reconnues comme neutres par chacun des partis, il pourra faire un choix discrétionnaire de la personne qui devrait conduire l’institution. Ceci ferait rapidement l’unanimité au sein de la population même si les partis cherchent à tirer sur les ficelles. Personne ne lui en voudrait de faire le choix de la personne qui conduirait la transition à bon port. Qu’il ne l’oublie pas, il a la mission de conduire la transition jusqu’à son terme et non quelqu’un d’autre.

Il est important de souligner que le manque de protection et de soutien de la Ceni de la part du pouvoir en place et la primature constituent une fragilisation importante du processus électoral. La question que l’on peut se poser maintenant est la suivante : À qui profite la confusion? Plusieurs Guinéens voient dans ces manœuvres le manque de volonté pour organiser le second tour car techniquement il suffit juste d’un geste de l’autorité suprême pour y parvenir. Par ailleurs, le manque de précision du rôle de chaque institution (CENI, MATAP et CNT) crée une zone grise permettant aux membres du gouvernement transitoire de se donner de grands pouvoirs et la possibilité de vicier le système institutionnel pour assouvir leur besoin de s’accrocher. Cette délimitation nette doit être tranchée par le président en place s’il veut que la transition soit gérable.

Un autre point important est le manque de pouvoir notoire du Conseil national de transition qui joue le rôle de figurant car aucune responsabilité palpable ne semble lui être confiée alors qu’il est sensé conduire la transition.

Pour toutes ces raisons il est urgent que l’autorité suprême de la transition qui se trouve être la présidence prenne des mesures idoines pour : 1) Choisir un président de la Ceni neutre et crédible, 2) Renforcer le pouvoir de la Ceni dans tout le processus de collecte et de délibération, 3) Limiter le rôle du MATAP strictement à l’aspect logistique pour ne pas créer des conflits d’intérêts, 4) Fixer la date du scrutin le plus rapidement possible. Si le souhait réel de l’autorité de la transition est de quitter le pouvoir après des élections crédibles, il faudrait guider ces élections avec méthode et efficacité. Ne l’oublions pas, seule la vérité est pérenne, le mensonge est éphémère. Espérons donc que la vérité démocratique soit le seul motif du pouvoir en place.

Mouctar Diaby, Montréal
Administrateur économique et social
mfdiaby@hotmail.fr

 
La démocratie à l'épreuve en Guinée! (par Mouctar Diaby)

2010/7/7

Comme disait un illustre penseur : « Une injustice ouvre toujours la voie à la suivante ».
Encore une fois notre évolution vers la démocratie traverse une phase critique. Si les nombreuses voix qui se lèvent actuellement confirment que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a éliminé le candidat de l'UFR par voie électronique, alors la menace aurait eu raison de la démocratie.
Dans cette circonstance, aucune raison acceptable ne peut justifier que l'on choisisse de sacrifier un candidat sur l'hôtel de l'accommodement ethnique. Nous aurions alors raté un virage important de notre entrée en démocratie, à moins que la cours suprême se décide à dire le droit pour l'intérêt suprême de tous les Guinéens.

S'il y a un dénominateur commun que l'ensemble des partis partagent c'est que cette élection a brillé par son manque de transparence. Il ressemble à une grande mascarade électorale dans laquelle le choix du peuple est loin d'occuper une place importante.
Devrions nous nous résigner au fait que le président qui administrera le destin des Guinéens ne soit pas réellement issu de la volonté du peuple?

La menace ethnique doit-elle prendre le pas sur la démocratie?

Tous les Guinéens clairvoyants doivent dire non à une telle logique si elle est avérée, car si l'on n'y prend garde, cela nous mènera à l'abîme.
Une telle logique, si elle existait, se singulariserait aussi par un manque de discernement notoire. Si le dessein est de permettre qu'un second tour se fasse entre les partis ethniquement plus représentés et non selon le choix des Guinéens, rien ne garantit que même dans ce scénario le parti qui perdra les élections se conformera aux résultats déjà préfabriqués.
Puisque la logique de la menace peut désormais faire recette, le perdant du second tour tentera de l'utiliser en sachant que c'est une méthode qui marche. Comme disait un illustre penseur : « Une injustice ouvre toujours la voie à la suivante ».
Au nom de ce principe, il serait stratégiquement très illusoire de penser que nous pouvons enraciner durablement la démocratie en Guinée en la fondant sur la soustraction à priori d'un candidat issu de la volonté populaire.
Ainsi, il est important que la cours suprême, garant de la stabilité de nos institutions, veille au grain pour refuser une démocratie à coquille vide. Si les tractations actuelles se confirment, la classe dirigeante actuelle aura failli à sa mission car on ne peut en aucun cas corriger une injustice par une autre. Par le passé la mainmise des militaires a été dévastatrice pour notre évolution comme nation; la voie des combines malveillantes peut être pire.
Il est temps que tous les Guinéens veillent à ce qu'une vraie démocratie s'installe car c'est au prix de longues luttes que nous sommes arrivés à ce stade. Tous les Guinéens y ont participé au prix de leur vie et nous ne devrions pas accepter que les règles du jeu nous soient fixées de manière non compréhensible. Au nom de tous ces sacrifices il serait non admissible que de pareilles combines antidémocratiques soient instaurées comme règle dans notre combat démocratique.

Mouctar Diaby, Montréal
mercredi 7 juillet 10
Source: Guinea Forum.org



 
Communauté Guinéenne de New York: vers une sortie de crise

2010/6/11

Sous l’initiative d’Amadou Sara Diallo, Président de la Gunean Community of America (GUICA), les représentants des quatre régions naturelles et les membres du Bureau sortant se sont retrouvés le lundi 7 juin 2010 dans une salle de réunion d’un centre communautaire à 250 West 146e rue, dans le Harlem, en vue de mettre en place une commission qui sera chargée désormais de conduire l’élection du nouveau Bureau prévue pour le 1er aout 2010.

Après les salamalecs d’usage et la présentation des participants dont Ibrahima Sory Camara, Alpha Saliou Barry, El hadj Mamadou Boy, Moussadian Kourouma, El hadj Amadou Oury, Dr. Ibrahima Sory Magassouba, Mohamed Barry Collen, Kaman Kourouma, El hadj Oury Kourou Bah…, le Président Amadou Sara dira ceci : « le Bureau sortant a décidé de la création d’une commission composée des représentants des quatre régions naturelles qui sera chargée d’organiser l’élection du nouveau bureau.

Moi, entant que Président sortant, je déclare solennellement que je ne serai pas candidat à cette élection et n’ai pas de candidat à présenter. Mais je m’oppose au fait qu’un groupe, sans légitimité ni mandat s’approprie de l’organisation des Guinéens à New York. Le prochain bureau doit être viable, issu d’une élection démocratique et transparente où toutes les quatre régions naturelles seront représentées.

C’est pourquoi, nous avons décidé de confier l’organisation de cette élection à une commission qui sera chargée de déterminer les modalités du scrutin et amender le statut le cas échéant. Le seul rôle du Bureau sortant sera de superviser ladite élection».

Séance tenante, tous les documents de la GUICA, notamment le 501, le certificat de reconnaissance de l’association, le statut et le règlement intérieur, ont été mis à la disposition de Dr. Ibrahima Sory Magassouba qui a été choisi à l’unanimité comme président de cette commission qui n’est pas à confondre avec celle qui s’était autoproclamée pour organiser l’élection du bureau au grand dam de l’équipe d’Amadou Sara.

Toutefois, il a été demandé à cette ancienne commission de rédaction de statut de fournir, si elle le désire, un représentant qui participera aux travaux de la nouvelle commission. Mais cela ne fait nullement de cette commission une entité juridique. Autant dire que tous les pouvoirs ont été délégués à la commission composée des représentants des quatre régions naturelles.

Une prochaine rencontre restreinte réunira Ibrahima Boké Barry de la Moyenne Guinée, M’Bemba Bangoura de la Basse Guinée, Moussadian Kourouma de la Guinée Forestière et Dr. Ibrahima Sory Magassouba de la Haute Guinée pour non seulement discuter des modalités de l’élection, mais aussi préparer une autre réunion qui sera élargie au plus grand nombre de Guinéens.
Nous y reviendrons.
Reportage de Bangaly Condé «Malbanga»

vendredi11 juin 2010,
Source: aminata.com

 
L'alternance du pouvoir en Afrique, seul gage de
stabilité et de bonne gouvernance (
Amadou Saikou Diallo)

2010/5/28

Selon la Déclaration Universelle sur la Démocratie, la démocratie est universellement reconnue comme un idéal et un but; elle est basée sur des valeurs communes partagées par les peuples du monde malgré leurs différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Cette définition claire entraîne pourtant des confusions, dans la pratique et dans les analyses, puisque ce concept désigne trois faits différents que mêlent les uns pour des raisons politiques et les autres par soucis de performance scientifique :

1.la démocratie comme processus implique les mécanismes, les procédures et les formalités de l'organisation politique aux élections;
2. La démocratie comme un état implique une société civile et sa gouvernance; et
3. la démocratie comme un résultat découle d'un état ou est un produit du processus démocratique en soi.

Développer la démocratie dans le monde, est une injonction de la Communauté internationale et une exigence de la bonne gouvernance. Or en Afrique, les relations complexes entretenues entre opposition et pouvoir d'une part et d'autre part, entre les différentes communautés ethniques, nécessitent un compromis gagnant-gagnant sur le pouvoir.Or, depuis l'instauration des démocraties en Afrique, de nombreuses guerres civiles à connotation politico-ethniques naissent dans le continent, mettant ainsi en panne le fonctionnement démocratique.

En Afrique, il nous faut distinguer deux Afriques, celle où la démocratie s'enracine progressivement, et l'autre, celle tenue par les dictateurs et les présidences à vie. C'est cette deuxième catégorie qui nous intéresse dans ce qui suit:

Les derniers évènements au Kenya, ne doivent pas nous laisser indifféremment, les africains ne cessent de se découvrir, en éffet, après la Côte d'Ivoire considérée, il n'ya pas longtemps, comme havre de paix, la question de l'ivoirité, qui est une conséquence de la démocratie mal intégrée, avait fait basculer la Côte d'Ivoire dans un cycle de violence entre le Nord et le Sud. Le Kenya, une autre havre de paix, pays très touristique où de nombreux étrangers ont visité ce pays en toute quiétude, avait, enfin, brisé l'image de la paix.

Et pourtant, le principe de la démocratie est simple, le pouvoir d'un dirigeant ne serait qu'un pouvoir délégué par le peuple souverain, dans ce sens, le pouvoir devrait prendre l'apparence d'un pouvoir sans domination et sans écrasement du peuple souverain, le respect de la reconnaissance du peuple souverain est un des fondements des libertés du peuple. Le pouvoir perd ainsi son autonomie et dépend du peuple. En finalité, l'avantage de la démocratie permet à une compétition démocratique et honnête, dont, il sortira de l'émulation (vote) dû au peuple souverain, le moins mauvais qui assurera la destinée nationale.

En Afrique, ce principe élémentaire a laissé la place à la confiscation du pouvoir par le biais des armes, à la corruption des consciences des opposants qui n'ont pas de moyens suffisants d'existence et par les modifications des constitutions. Ainsi l'honneur laisse la place au déshonneur. Résultat, la crise de confiance en politique prend effet en même temps que le déficit démocratique.


Ce déficit démocratique, à l'approche des élections, conduit, toujours, à une prudence de l'opposition, et efface l'espoir ou l'optimisme des sociétés africaines de la démocratie, et la valeur de la paix se trouve écarter, et pourtant, la paix est la valeur consensuelle et contractive entre deux forces.
Deux constats se distinguent dans le continent africain :

• L'opposition est traquée, intimidée par le pouvoir et devient résignée, la presse est muselée, le pouvoir politique n'a plus de contre poids. Dans un tel contexte la démocratie est confisquée, et toutes les atteintes sont possibles (droits de l'homme, Impunités, corruption, fraude).
• L'opposition présente une force politique incontournable qui est capable de contribuer à la recomposition du paysage politique et le manque du respect du jeu démocratique par les dictatures de présidence à vie créent des forces sociales et populaire incontrôlées d'où l'explosion de la violence et des troubles politico-ethniques.

On a tous compris l'alternance démocratique a cédé sa place à la présidence à vie, dont la conséquence est l'usure du pouvoir .
L'usure du pouvoir se caractérise par la perte du contact avec la réalité, et se traduit le plus souvent par une perte de légitimité vis à vis des citoyens. Un pouvoir usé ne s'en rend plus compte de son bilan catastrophique, généralement, il se fond sur des jugements insensés et la fuite en avant devient l'ultime bataille.

Or, gouverner un pays, nécessite la crédibilité et la légitimité populaire, c'est ainsi, nous pouvons constater, par exemple, au Canada et en Grande Bretagne : Le Premier ministre Jean Chrétien, comme le Premier ministre Tony Blair, se sont résignés au verdict populaire sur l'usure, c'est pourquoi, ils avaient jugé nécessaire de ne pas briguer un autre mandat, malgré leurs appréciables bilans.

La longévité du pouvoir, l'articulation des différents comportements autour du pouvoir, les ambiguïtés qui existent parfois dans les discours, témoignent résolument, de la complexité des pouvoirs politiques usés et l'analyse autour de leur personnage décrit, généralement, des hommes d'état qui deviennent progressivement monarques.

En Afrique ce rêve de pouvoir illimité a maintenue les anciens rapports sociaux du monopartisme, entrainant, ainsi, à l'illusion d'un pouvoir politique héréditaire et l'illusion de nation démocratique. Il se passe, donc, en Afrique un conflit entre « l'ordre ancien », qui puisait ses excuses, dans les sociétés traditionnelles africaines, où le pouvoir est absolu , non partagé et non critiqué, et « le nouvel ordre » qui est l'aventure dans le temps et l'espace et les libertés fondamentales en utilisant les moyens modernes que nous offrent les nouvelles technologies.

De ce conflit, naissent des rebellions qui ont pour principal objectif, de briser le monopole du pouvoir détenu, injustement, par un Clan, et de mettre fin à l'usure du pouvoir. Aujourd'hui la démocratie a été acceptée dans tous les pays africains, et dans ces nouvelles luttes contre les pouvoirs usés, des Chef d'états ont préféré lâché de lest, sous la pression de la rue, pour préserver leur vie et celle de leur progéniture, c'est le cas de la Guinée Conakry et d’autres.

Néanmoins, il existe, encore, dans le continent, plusieurs foyers de pouvoirs usés, où les nouvelles luttes n'ont pas, encore, crée de forces centripètes et coercitives, pour permettre l'éclosion de l'alternance. Ces foyers de pouvoirs usés sont des foyers de tensions futures, allant du compromis sur l'organisation des élections aux compromis des résultats des élections.

On a tous compris un régime s'use dans le temps, pour permettre au mieux l'alternance des régimes usés, qui ont l'illusion du pouvoir à vie, il convient de limiter les mandats présidentiels.
Par ailleurs, les états africains en proie au mauvais fonctionnement de la démocratie, et qui respectent, la limitation aux mandats présidentiels, ont pu organiser les élections avec moins de fraudes possibles.

Tous les états africains qui ont dérogé à cette règle, par des modifications constitutionnelles, par les Dictateurs et par leurs assemblées croupions, sont en proie, à des violences politiques interminables et qui durent dans le temps,
En somme, la limitation à deux quinquennat présidentiels non renouvelables, demeure, en Afrique, le seul moyen de répondre aux alternances, aux usures de pouvoir et permet de faire vivre la démocratie. Tous les pays, engagés dans cette voie, sont engagés sur le chemin de la paix à cout terme et pendant très longtemps. Il ne reste, donc, aux états dirigés par les dictateurs qui se réclament pour la paix, de suivre cet exemple, qui est un gage de paix et de bonne gouvernance, ainsi, ils montreront leurs volontés pour la paix et de bonne gouvernance. Les questions qui se posent a nous africains sont:

Comment apprécions-nous, la notion de l'usure du pouvoir ? Quelle strategie pour imposer l’alternance en Afrique?,….

Le debat est ouvert. Que Dieu sauve notre Afrique. Amen!

Amadou Saikou Diallo, Washington DC.
Cheick_10@hotmail.com

 
"Aujourd’hui, il y a des moyens et méthodes civilises de se débarrasser des animaux domestiques indésirables...(Par Lamine Camara)

2010/4/1

La RTG nous livrent des images macabres des chiens et chats abattus, assassines dans les rues de la capitale. Un autre ‘pogrome’, un autre ’28 septembre’ contre des animaux sans défense jettes dans la rue par une société

Nous sommes au 21eme siècle à Conakry, Mouctar Diallo, ministre de l’élevage du gouvernement de transition ordonne l’abattage systématique des animaux domestiques sans maitres et plus tard dans tout le pays. La RTG nous livrent des images macabres des chiens et chats abattus, assassines dans les rues de la capitale. Un autre ‘pogrome’, un autre ’28 septembre’ contre des animaux sans défense jettes dans la rue par une société irresponsable.
La culture de la violence semble ne pas prendre fin malgré un gouvernement compose de politiciens de calibre comme Jean-Marie Dore, Kerfala Yansane, Mansour Kaka, Aboubacar Sylla, Dr Ibrahima Sow et autres.

Bien sur que les chiens et chat errants sont porteurs de maladies et représentent un certain danger pour la sante publique, mais qu’un ministre de la république au 21 eme siècle ordonne l’abattage systématique et public des animaux domestiques errants est du cynisme qui trouve de justifications qu’au 13eme siècle….peut-être.
Aujourd’hui, il y a des moyens et méthodes civilises de se débarrasser des animaux domestiques indésirables en les ramassant et en les faisant ‘dormir’ discrètement.

Les mouches et les moustiques de Conakry sont aussi porteuses de maladies et dangereuses pour la sante publique. Elles appartiennent certainement au ministère de l’élevage dans ce machin de transition. Au boulot Me. le ministre ! Et ne vous faites pas voir en Europe et en Amérique en ce moment.

Par ailleurs, Me. ‘Camara’ doit savoir que le secteur de l’élevage ne se trouve pas à Conakry, mais a l’intérieur du pays et surtout en Moyenne Guinée. Il n y a pas de bœufs ni d’éleveurs a l’abattoir, mais de la viande et des bouchers.

Je vous salue comme dira mon frère Kyle ‘Camara’

Lamine Camara, Columbus, Ohio, USA

 
Exclusion de la diaspora : une erreur démocratique à corriger ( Mouctar Diaby)

2010/2/23

La communauté Guinéenne de l’étranger est aujourd’hui meurtrie par son exclusion du droit le plus fondamental de participer au choix de leur président et de leur parlement. Et pourtant, nul ne peut ignorer tout cet effort international que les Guinéens de l’étranger ont déployé dans les chancelleries occidentales pour amener l’opinion internationale à soutenir l’avènement d’une démocratie juste et équitable dans leur pays.



Aujourd’hui plus que jamais, il est temps pour tous les Guinéens vivant à l’étranger de dire non à cette forme de discrimination qui ne dit pas son nom. Tous les Guinéens, où qu’ils soient, ont le droit fondamental de participer au choix de leurs représentants. Aucune raison pécuniaire ne devrait être acceptée pour justifier leur exclusion du processus démocratique enclenché en Guinée. Ceux qui ont pris cette décision discriminatoire ont la mémoire courte. N’ont-ils pas vu que les Guinéens de la diaspora ne sont pas restés les bras croisés face à la barbarie de 28 septembre? Ils ont arboré toutes les avenues de la France, de l’Allemagne, des USA, de l’Angleterre et plusieurs autres pays pour réclamer un pouvoir civil qui respecterait la volonté du peuple. Ne savent-ils pas que les Guinéens de la diaspora ont un besoin aussi important d’exprimer leur appartenance à la Nation mère que les Guinéens de l’intérieur? Il est aussi important de souligner que le manque de mobilisation de la diaspora évoqué par le président de la CENI s’expliquait en son temps par le fait que Dadis laissait planer le flou sur sa candidature et aucune structure n’était mise en place pour assurer des élections libres et démocratiques. Cette mascarade de recensement explique le manque de mobilisation évoqué. Il faut bien reconnaître que le contexte a complètement changé. Le silence des politiciens sur cette question importante doit être aussi vu comme un facteur d’inquiétude pour des leaders qui aspirent à la magistrature suprême.



Le droit de vote n’est pas seulement un acte d’exprimer une voix, c’est aussi un symbole d’appartenance à un peuple dont on veut forger le destin. Au nom de ce besoin sociologique de participer à l’émergence d’une nation démocratique en Guinée, il n’est point besoin de démontrer que soustraire une partie du peuple au choix éclairé n’est pas une solution de sagesse. Que la nouvelle classe dirigeante se trouve les moyens de faire participer les Guinéens de l’extérieur au même titre que ceux de l’intérieur. Autrement, comment comprendre la création d’un ministère des Guinéens de l’extérieur si ce n’est le besoin de les faire participer à la marche du pays. Il est temps que cette politique d’une autre époque cesse en Guinée et que les gens se dirigent vers une démocratie intégrative. La diaspora regorge de talents et de compétences nécessaires à la construction du pays. Les exclusions en matière de démocratie n’ont jamais représenté une solution viable à long terme car l’équilibre démocratique est une émanation de la somme des diversités représentatives d’un pays.



Au-delà de cette volonté de la nouvelle classe dirigeante à exclure les Guinéens de la diaspora il faudrait voir le manque d’organisation de la diaspora elle-même. Beaucoup d’organisations de Guinéens existent à l’extérieur du pays mais n’ont jamais pu se fédérer pour représenter un contrepoids à des décisions aussi impertinentes que celle-ci. La démocratie est une lutte qui se gagne par l’organisation et la diaspora Guinéenne ne peut y échapper. On ne peut plus se payer le luxe de rester inorganisé. Il est grand temps que tous les démocrates se lèvent et disent non à la discrimination. De la même manière que ces Guinéens de l’extérieur ont battu le macadam pour exiger l’avènement de la démocratie en Guinée, de cette même manière ils devraient se lever pour exiger leur participation aux élections présidentielles et législatives. C’est à ce prix l’équilibre général de la démocratie devra s’installer en Guinée.



Mouctar Diaby, Montréal Canada

Administrateur économique et social
mfdiaby@hotmail.fr

 
De la reddition militaire à la restitution institutionnelle: des mirages? Titi Faye

2010/2/19

Il ne s’agit pas seulement de gérer les conditions de la reddition du pouvoir militaires mais aussi d’administrer les procédures de la transition ainsi que les conditions d’accès au pouvoir qui garantissent l’alternance et la bonne gouvernance en Guinée.

De nouveau, les sorciers sont la plaine (Filima, la plaine désertique des orgies). La plaine s’illumine encore de sordides luminescences nocturnes. De nouveaux sorciers commencent à s’y rencontrer, évitant soigneusement les rayons du soleil, à l’aube. Ils y parlent de ceux qui y ont été surpris par le soleil, tirent des leçons et font des plans. Leur problématique : Comment s’immiscer et infecter le « nouveau » processus de transition? Pas d’inquiétude. Les sorciers ne supportent pas une autre lumière que la leur. Il suffit donc d’emprunter les voies, lactée et ensoleillée, de la légitimité et de la légalité pour qu’ils renoncent à leur projet.

La possibilité d’infecter le processus de transition en Guinée serait effective, s’il s’agit d’un nouveau processus qui fait table rase des acquis républicains pour une nouvelle aventure incertaine. Celle-là qui crée de nouveaux paramètres illusoires en rejetant ceux déjà existant même s’ils sont valables.

 De la poudre aux yeux.

Reconsidérer les acquis dans la perspective de les assainir permet d’éviter la cécité récurrente qui a toujours aggravé la situation guinéenne. Ignorer sa propre histoire socioéconomique et politique, c’est bâtir une maison sans la fondation qui consolide son implantation. Une telle rhétorique vaut ce qu’elle vaut selon la capacité qu’on a de cerner les tenants et les aboutissants. Les voici.

En 1984, les acquis de la République ont été balayés d’un revers de main comme si la Guinée n’avait jamais existé. Raisons évoquées : effacer les traces d’une Révolution sanglante menée par une dictature étatique de centralisme économique et de parti unique qui ont fait de notre économie une hérésie en récession permanente. Soit. Ce fut un constat à la fois objectif et subjectif par rapport aux données.

Mais nul ne contestera que ce constat transportait des expressions significatives comme : Révolution (changement) ; Dictature (régime) ; État (appareil de régulation); centralisme (méthode); Économie (mode de production) ; Parti politique Unique ou Parti-État (institution nationale); Récession (situation), etc. Que fallait-il donc faire ? Changer les contenus et les méthodes et poursuivre.

Qu’est-ce qui a été fait? Changement des appellations et maintien des méthodes. Un exemple édifiant : à la place du Prl (Pouvoir révolutionnaire local) qui avait une fonction de mobilisation au sein de la structure politico-administrative, il y a maintenant les Comités de soutien avec la même fonction de mobilisation, hors des structures politico-administratives. Ils constituent donc une duplication pseudo-institutionnelle qui a entravé en partie le fonctionnement des partis politiques. Ils permettent à l’élu du parti au pouvoir de se soustraire à l’influence de son parti politique.

Sur le plan économique, plus d’une centaine d’usines et de manufactures – qui comblaient des besoins populaires – sont sacrifiés sur l’autel du libéralisme au lieu d’être utilisés par le libéralisme pour soutenir une production nationale aux fins du redressement économique.

Bien que les entreprises d’État – qu’on pouvait remodeler – ont disparu, la contribution du secteur privé (à l’exception des prestations de services) n’a quasiment pas d’impact. Tout dépend, en termes d’investissements et d’offres d’emplois durables, de l’État. On ne va pas l’appeler « planification centralisée » mais «ébauche de capitalisme d’État». La protection idéologique est assurée par les terminologies.

D’autres comparatifs qui s’alignent en droite ligne avec la confiscation du pouvoir politiques et financiers ? C’est l’objet d’un livre. Il y en a avec plus de points communs que de différences réelles. Ce n’est pas vraiment nécessaire de les énumérer ici. Puisque l’intention du plaidoyer est d’essayer de convaincre d’éviter la même erreur historique.

En effet, la véritable différence entre les régimes défunts se situe au niveau des institutions.
Les institutions nationales qui ont été mises en place durant la période de 1990 à 1995 ouvraient la voie à une transition démocratique : La Constitution de 1990, la liberté de la presse, le multipartisme, l’Assemblée nationale, la Cour suprême, le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication, la renaissance de l’armée républicaine en lieu et place de la milice populaire et les organismes adjacents.

Conséquemment, il s’agit en priorité de leur restitution, l’adaptation et la consolidation de leur contenu à l’alternance au pouvoir et à la bonne gouvernance. Ainsi se détermine la nature, le contenu et la place de l’État de Droit. Ce processus conditionne aussi la liberté de l’appareil judiciaire et son indépendance vis-à-vis de l’appareil exécutif. C’est dire que l’objectif de la transition doit être de restaurer les équilibres rompus, de les consolider en faveur d’une bonne gouvernance. Ce n’est pas seulement de gérer les conditions de la reddition du pouvoir des militaires aux civils. Est-ce possible au cours des six mois de transition préconisés?


Il y a, avant de donner une réponse, des préalables. Depuis le coup d’État du 23 décembre 2008, les institutions nationales sont suspendues. Le Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd) a fêté le 23 décembre 2009, l’anniversaire de sa prise de pouvoir. Malgré l’élan de compassion envers les victimes de l’État d’exception militaire, l’action politique marquante aurait été de restituer les institutions nationales. La tâche principale du Conseil national de transition (Cnt) serait de les intégrer à la nouvelle donne de transition démocratique vers une vie constitutionnelle normale. Ce sont ces institutions et leur révision qui constituent le fondement de cette transition. Sinon de quelle transition s’agit-il ?

Il est étrange que les revendications des Forces vives de la nation aient occulté au cours des étapes de négociations la libération des institutions nationales de la suspension imposée par l’armée. Il est incroyable que ni les partis politiques ni les syndicats ni la société civile ne met l’accent sur cette nécessité. Pourtant, il ne va pas de soi comme, on pourrait le penser. Puisque, malgré le nouveau démarrage de la transition avec la nomination d’un Premier ministre désigné par les Forces vives, la nomination d’une présidente du Conseil national de la transition, la question n’est encore sur aucune table. Il faudra l’y mettre. Il s’agit de renouer avec la légalité.

Celle-ci n’a pas d’âge et n’appartient pas à une période spécifique, elle doit être une continuité. Dans un contexte où la légalité est confisquée par une partie – l’armée – tout consensus devrait recourir à la la légitimité en tant qu’expression représentative de la société générale guinéenne. Dans cette perspective les nominations devraient être des désignations consensuelles.


La Lettre de mission adressée par le Général Sékouba Konaté à Mr. Jean Marie Doré, définit une transition de caractère plutôt institutionnelle puisqu’elle engage les responsabilités du Premier ministre à conduire le pays à des élections transparentes dans le respect du calendrier. Cependant, sans vouloir porter atteinte aux négociations et aux acquis susceptibles de conduire vers une transition apaisée, cette lettre de mission devrait être conçue par ou avec le Cnt pour acquérir son caractère de légitimité consensuelle, en reflétant la volonté populaire de par ses représentants que sont les syndicats, la société civile et les partis politiques.

 Mais il fallait bien commencer quelque part et le recours a été la bonne vieille méthode du président de la République – qui qu’il soit – signant les décrets et les ordonnances. Cependant, on peut porter des corrections au fur et à mesure qu’on avance pour engager l’apprentissage du respect de l’Ordre et de la loi. À défaut de légalité, désormais, la légitimité de la junte doit passer par le Cnt, puisqu’il va être l’organe législatif de transition.


Au point où on en est avec les compromis de la transition guinéenne, il est nécessaire d’engager – à titre d’exemple – pour le parti politique qui sera plus tard au pouvoir, l’apprentissage du respect de la légalité à travers la légitimité et vice versa. Pour ce faire, le Général Sékouba Konaté doit pouvoir partager la cosignature des futurs décrets et ordonnances de la transition avec le Cnt au sein duquel le Cndd est du reste représenté. Cette procédure aplanirait de facto et de jure les conflits partisans et de compétences. Le tiraillement feutré entre le Premier ministre Jean Marie Doré et le Cndd, à propos de critères de choix des ministres de la transition définis par les Forces vives, est un exemple.

Il en sera ainsi à tous les carrefours qu’empruntera cette transition si l’on ne se dote pas rapidement d’instruments et de procédures couvertes de légitimité. Le fait est que nous sommes en présence d’un conglomérat structures composites qui a besoin d’un dénominateur commun pour que sa dynamique soit huilée par rapport au délai imparti mais aussi, et surtout, par rapport à ses propres composantes.

O. Tity Faye – www.chronafric.com

 
Le procès des Jeunes des Forces Vives au Tribunal de Grande Instance de Paris.

2010/2/3

Le  procès des Jeunes des Forces Vives au Tribunal de Grande  Instance de Paris.

 Suite à l’appel des forces vives Guinéennes section France, nous demandons à qui de droit  d’annuler le procès contre nos compatriotes relatif  l’occupation de notre Ambassade à Paris.

 En réalité, pour bon nombre de Guinéens et de Guinéennes, le temps s’est arrêté en ce jour maudit  du 28 septembre 2009. Jour où l’humiliation du paisible  peuple de Guinée a atteint son paroxysme.

 En fait, pendant plus de Cinquante ans nos   populations ont subit toutes forme de violence psychique,  psychologique, physique, spirituelle, morale, économique,  politique… Nous avons été  asservit et abusé dans le sens cruel du  terme.  Ce procès de nos compatriotes ajoute plus  d’incompréhension et de traumatisme pour nous en ces  moments difficiles de notre histoire.

 Ce procès aggrave en même temps cette plaie  que nous cherchons à soigner, ensemble. Parmi cette jeunesse sortira demain les  cadres qui auront la charge de prendre la relève et faire  ce qu’aujourd’hui nous sommes dans l’impossibilité de  réalisé. Nous comptons beaucoup sur cette jeunesse dans la  consolidation de la paix non pas seulement chez nous mais  partout où besoin sera.

 Il sera difficile de faire ce travail si  cette jeunesse se voit jugé et que ceux qui ont massacré,  torturé, violé… sont abandonnés dans une totale  impunité.
 Nous rappelons que nos services consulaires  sont immergés par des individus qui passent leurs temps à  rendre la vie difficile aux citoyens de notre pays qui  cherchent la jouissance des privilèges que nous avons tous  droit en tant qu’être humain. Et malgré toutes les  difficultés d’éloignement et  d’intégration nos  populations à l’étranger fournissent toujours  d’énormes efforts pour respecter les lois des pays > hôtes. Cela est du à l’instinct de survit de nos  compatriotes sachant qu’ils n’ont personne pour les  défendre en cas de problème. En général nos concitoyens  sont souvent résolus au fatalisme devant  l’adversité.


Nous prions ceux qui ont la charge de statuer  sur ces dossiers de bien  vouloir tenir compte du caractère  émotionnel et instinctif des actes de nos compatriotes. Et  aussi de la souffrance qui émanera d’une condamnation de
 cette jeunesse qui sera ainsi   doublement punies. Toutes fois, le résultat de ce  procès aura un grand effet pour l’ensemble de nos  populations qui ont toujours été condamnés gratuitement  dès fois avant même de voir le jour.
 Après ce qui s’est passé à Conakry ce 28  Septembre 2009, c’est l’humanité entière qui est  touché dans sa conscience. Cette humiliation est une  atteinte à la dignité humaine quand on sait la place  qu’occupent la femme et les jeunes dans ce monde.

 Il y a des crimes et des criminels qui  méritent une sévère punition et il y a des actes qui  méritent un simple conseil.   Merci,

 Souleymane Bah (USA)

 
Le Choix de Bernard Kouchner, Qui du Pr. Alpha Condé, de Celou Dalein Diallo, de Sidya Touré, de Francois Fall ou de Jean Marie Doré sera désigné? (Par Lenaud Souleymane, Conseiller d’assurance. Montréal)

2010/1/9

Après l’adresse à la nation du Ministre de défense nationale, président par intérim, notre comédien, le traite de la classe politique française et des régimes africains, Kouchner, Ministre des affaires étrangères de la France, sans soucier des réels problèmes sociaux que traverse sa nation, à la queue des pays fondateurs de l’UNION EUROPEENNE, notre cleptomane, s’en presse pour féliciter et saluer la surprise annoncée par le CNDD et de son président le CAPITAINE MOUSSA DADIS CAMARA, après sa concertation avec son MINISTRE DE DEFENSE NATIONALE, PRESIDENT PAR INTERIM, sur la désignation d’un premier ministre issu de l’opposition. Laquelle opposition compte aujourd’hui plus de 93 PARTIS mon Ministre.

Pour Kouchetord, la désignation à ce poste concerne uniquement ses employés au chômage technique, dont l’état français ne peut plus supporter le minimum requis qui leur est destiné : LE BIEN ETRE SOCIAL, pendant que nombreux français demeurent dans les rues, faute d’abris ni de travail.

Sans tarder, une réunion de conclave sera immédiatement convoquée, présidée par le traite socialiste, pour la désignation de la candidature du futur premier ministre guinéen issu de la liste ci-dessus mentionnée, acteurs, rappelons le, des massacres du 28 septembre et comploteurs de la tentative d’assassinat du président de la république.

Notre médecin qui tiens ces leaders politiques sous perfusion, oublie que la majorité de ces employés, ont commis des crimes économiques envers ce peuple, et, même dans les rangs du gouvernement de transition, le peuple vaillant de Guinée exigera la continuité des audits pour que la justice condamne ces malfrats, convertis en leaders poubelles.

Que notre KOUCHNER soit informé, que notre pays compte environ 93 partis, et que la désignation du futur premier ministre doit se construire autour d’une consultation générale des PARTIS AGRÉES, des alliances et des guinéens indépendants qui font fait la fierté de ce pays, aussi bien à l’intérieur qu’en dehors des frontières nationales et qui ne sont SOUPCONNÉS DANS AUCUNE MALVERSATION ECONOMIQUE, et, non des groupes de copinage ou d’organisations criminelles, mafieuses, graissées par la France.

Cette vieille classe de l’opposition guinéenne, que certains qualifient de la PLUS BETE DU MONDE n’apporteront aucun renouveau à cette population qui se souvient encore des dégâts commis au cours de leur passage au poste sollicité.

Dans les jours ou semaine à venir, les Guinéens sauront le nom de leur nouveau premier Ministre de transition, qui je l’espère, sera issu hors de cette bande criminelle, convertie en opposition, pour se blanchir des malversations économiques commises pendant leur règne à la primature et d’autres départements ministériels de l’administration guinéenne.

Lenaud Souleymane
Conseiller d’assurance
Montréal


 
Pour une transition réussie, des femmes et hommes intègres... (Par Lamine Sununu Kaba )

2010/1/8

A la phase de la vraie transition, les patriotes qui croient réellement au changement ont leur place. De ceux là, Dr. Sow, un homme intègre, éducateur et personne de référence est piétiné depuis des décennies, parce que victime de ses convictions jurant non négociables l’ère de la démocratie et de la bonne gouvernance.

A ce stade du combat, les piliers de la démocratie, pour être solides et suffisants, le champ de la construction doit connaître des ingénieurs de la carrure et de l’option de Dr. Sow. A ce nom célèbre et révélateur, doivent être joints ceux de pionniers comme Dr. Sy Savané de Rouen, Dr. Ansoumane Dore, Mesdames Néné Aye Barry de Suisse, Dr. Bangoura Dominique, Dr. Thierno Monenembo, Dr Faya Millimouno, Abdourahamane Barry de Phila, Ani Touré ..., A ajouter aussi des éléments jeunes et énergiques de l’étoile de Mouctar Diallo...

Avec cette opportunité donnée à la classe politique, il y a lieu pour elle d’être plus réaliste en faisant de cette lutte traditionnelle de la promotion individuelle une histoire des temps improductifs.

La Guinée d’aujourd’hui doit être à la recherche de sa stabilité et du leadership sous-régional. Cette ambition, avec son capital humain, si bien sur il était valorisé, est belle et bien achevable.

C’est aussi le temps de se prononcer pour des alliances sincèrement et pratiquement muries, pour que vive pour la première fois la Guinée, encore sa stabilité et la prospérité de ses enfants, vivant depuis un demi-siècle en véritables fils de parents pauvres.

Un million de partis politiques n’amèneront personne nulle part, surtout que le poste de Président de la République est loin d’être bicéphale. Un seul président pour un temps, est une raison suffisante de réalisme. Cette Chine de candidats et de partis politiques, vous le savez plus que moi, n’a rien de patriotique et même de méritoire ; à part le théâtre politique dont elle donne l’impression, la substance fuyant a’ toute enjambée une telle association.

Il y a lieu pour la classe politique de cesser de rêver ; ou si elle doit rêver, il faut qu’elle rêve avec les yeux ouverts.

Ce manque de pragmatisme n’a fait que des victimes « inconscientes » dans nos rangs et depuis trop longtemps. Si elle avait ouvert les yeux, la classe politique bien sur’, aussi bien elle, le pays et nos populations seraient loin du brouhaha politico-économico-social de nos jours.

De cette perte constante, où est la leçon ?
Avec la présence sur les lieux d’une « philosophie » nouvelle, venue avec un interlocuteur nouveau, aujourd’hui est le temps de la nouvelle école. Il y a lieu de fermer la porte et toutes les portes de l’irréalisme dans nos camps, dans nos champs et sur le champ.

Le clair choix est l’appartenance à la nouvelle mouvance des idées réalistes. A défaut, il faut faire ses bagages hors de la politique Guinéenne assoiffée de renaissance.

Pour le jeune Général « réformiste », les félicitations viendront quand les rêves deviendront réalité.

En attendant, ceux qui ont le temps des erreurs n’ont qu’à vivre dans le cadre de leur politique basée sur l’échec. La Guinée et les Guinéens du progrès et des avancées tangibles eux, se démarquent, parce qu’ils sont réalistes et doivent vivre de lendemains meilleurs.

Félicitations à tous les patriotes de tous les camps, y compris l’armée, la classe politique, les syndicats, la société civile et le peuple.
Vive la solidarité et le pragmatisme pour une Guinée réconciliée et vibrante.

Lamine Sununu Kaba


 
La nécessité d’une thérapie collective en Guinée(Mouctar DIABY, Montreal,Canada)

2010/1/4

Quant aux militaires, qu’ils se retirent dans les casernes pour accomplir leur mission de sauvegarde de l’intégrité territoriale du pays.

La nécessité d’une thérapie collective en Guinée

Il n’est point de besoin de démontrer que notre chère Guinée est malade dans sa chaire. Aujourd’hui plus que jamais elle traine les séquelles d’une violence militaire qui l’a ébranlée et l’a rendue méconnaissable aux yeux d’une communauté humaine meurtrie devant la barbarie des Hommes. Sur ce chapitre, un illustre penseur disait : « L’être humain que nous nous targuons d’être a toujours su offenser et humilier ceux qui avec une triste ironie continue d’appeler, mes semblables ». Et pourtant, rien ne prédestine un pays aussi croyant, aussi riche de sa culture et de ses ressources à une inconscience aussi profonde. Il est aujourd’hui question que tous les guinéens se regardent, se parlent, se comprennent et se disent que ce n’est pas un tel héritage qui devrait être transmis à la génération future.

L’année 2009 tire vers sa fin. Elle a été l’année la plus critique et la plus fragile de l’histoire de notre pays. Les événements du 28 septembre, marqués par un massacre sans retenu d’une junte militaire face à une population désarmée, devraient conduire à une réflexion profonde sur le modèle de société que nous voulons. Tout le monde peut au moins s’entendre sur une demande sociale manifeste : plus jamais ça!

Le refus de la barbarie ne saurait se faire sans la mise en place d’institutions fiables répondant aux aspirations du peuple pour une démocratie véritable et un climat social apaisé. C’est pourquoi tous les Guinéens et les amis de la Guinée sont invités à réfléchir sur la situation sociopolitique du pays sans passion, sans émotion mais avec raison.

Tous les observateurs avertis peuvent constater que le pays a été très proche d’un conflit civil avec la prolifération de milices, les arrestations arbitraires, les spoliations de biens, les violences tous azimuts. Pour éviter le chaos en Guinée certains préalables sont nécessaires : donner la priorité au dialogue, accepter les différences et redonner à chacun le rôle qui lui revient dans la société. Plusieurs pistes de solutions peuvent être explorées à cette fin. Il s’agit tout d’abord de créer une administration entièrement neutre pour conduire la transition vers des élections libres et démocratiques dans un horizon temporel convenu de commun accord entre la junte militaire et toutes les forces vives de la nation. Ensuite convenir du fait qu’aucun membre de cet organe de transition ne sera éligible aux élections présidentielles et législatives qui suivraient. Quant aux militaires, qu’ils se retirent dans les casernes pour accomplir leur mission de sauvegarde de l’intégrité territoriale du pays. Le gouvernement issu des élections démocratiques travaillera avec les officiers militaires pour restructurer l’armée et former ses élites. Une fois que tous ces jalons seront mis en place il serait possible de bâtir le pays et le mener vers des lendemains meilleurs. Sans la paix sociale il serait illusoire d’entrevoir le développement économique en Guinée. Une instabilité institutionnelle non solutionnée revient toujours par effet feed-back pour détruire les efforts de développement.

L’année 2010 se doit d’être pour tous les Guinéens, quelque soit leur appartenance politique et organisationnelle, une année de concertation et de dialogue pour créer un cadre d’expression des idées. C’est par des idées éclairées qu’un pays se développe et se construit. Ne l’oublions pas, notre destin est dans nos mains et l’avenir de notre chère patrie dépendra de notre esprit de dépassement. Positionnons nous par rapport à notre patrie et combattons l’ethnocentrisme et le régionalisme, facteurs de divisions et de repli sur soi. Selon James Buchanan, la logique communautaire a cette faculté de devenir explosive si on la gère mal. Par contre la bonne cohésion sociale peut devenir un capital social enrichissant permettant à tout peuple de pouvoir soulever des montagnes. La diversité est nécessaire a l’unité, et au nom de ce principe acceptons de travailler dans la complémentarité et non dans l’adversité. Le seul combat qui vaille la peine d’être mené aujourd’hui est de conduire le pays vers une transition apaisée et réussie.



Bonne et heureuse année a tous et a toutes

Que Dieu bénisse la Guinée et le Guinéens

Mouctar Diaby Montréal Canada